Dyspraxie/TDC : quels signes peuvent alerter chez l’enfant ?

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01/09/2026
Dyspraxie/TDC : quels signes peuvent alerter chez l’enfant ?
Maladresse, lenteur, habillage, écriture : découvrez les signes pouvant évoquer un TDC chez l’enfant, sans transformer une difficulté isolée en diagnostic.

Votre enfant se cogne régulièrement aux meubles, renverse son verre, évite certains jeux moteurs ou prend beaucoup plus de temps pour s’habiller ? Ces situations peuvent interroger les parents, surtout lorsqu’elles se répètent à la maison et à l’école.

Elles ne suffisent cependant pas à parler de « dyspraxie ».

Le terme diagnostique actuellement utilisé est trouble développemental de la coordination (TDC). Le mot « dyspraxie » reste très connu du grand public mais les recommandations internationales privilégient le TDC car le terme « dyspraxie » a été employé avec des définitions qui varient beaucoup.

Le TDC se caractérise par des difficultés importantes dans l’acquisition ou l’exécution de compétences motrices par rapport à ce qui est attendu compte tenu de l’âge de l’enfant et des occasions qu’il a eues d’apprendre. Surtout, ces difficultés doivent avoir un véritable retentissement dans la vie quotidienne (école, jeux, ...).

Une maladresse isolée n’est pas un signe diagnostique

Tous les enfants font tomber des objets, trébuchent ou peuvent prendre plus de temps à maitriser certaines habiletés.

Lorsqu’un professionnel s’interroge sur un possible TDC, il ne regarde donc pas simplement si l’enfant « sait » ou « ne sait pas » faire quelque chose. Il s’intéresse davantage à la fréquence, à l’écart par rapport aux enfants du même âge, à l’évolution dans le temps et surtout aux impacts dans la vie de tous les jours.

Un enfant qui apprend le vélo plus tard que ses camarades mais participe sans difficulté aux autres activités motrices n’a pas nécessairement un trouble. À l’inverse, une association de difficultés importantes dans les jeux de ballon, l’habillage, les couverts, les activités graphiques (dessiner, écrire, ...) et certaines tâches scolaires (géométrie, ...) mérite davantage d’attention.

Sept situations qui peuvent attirer l’attention

Les sept situations suivantes constituent uniquement des exemples d’observation, et non une checklist diagnostique.

Un premier domaine est la coordination globale. Certains enfants chutent davantage, sont en grande difficulté dans les jeux moteurs, ont du mal à attraper un ballon ou à apprendre de nouvelles activités physiques. La maladresse, la lenteur et des mouvements peu précis font partie des manifestations possibles du TDC.

Un deuxième domaine concerne la motricité fine : manipuler des couverts, ouvrir certains emballages, utiliser des ciseaux ou réaliser certaines constructions peut demander beaucoup d’effort.

Troisièmement, certaines activités graphiques ou d’écriture peuvent être particulièrement coûteuses. Ce qui mérite l’attention n’est pas le fait de dépasser une fois en coloriant ou de dessiner moins bien qu’un camarade mais une difficulté importante, persistante et gênante dans son quotidien.

Quatrièmement, l’enfant peut être beaucoup plus lent dans des tâches comportant plusieurs étapes. Il peut connaître parfaitement ce qu’il doit faire tout en nécessitant davantage de contrôle attentionnel pour le réaliser.

Cinquièmement, des difficultés peuvent apparaître dans l’autonomie quotidienne : boutons, fermeture éclair, lacets, couverts ou certaines étapes de l’habillage. Les critères diagnostiques accordent précisément une place importante au retentissement sur les activités quotidiennes.

Sixièmement, l’apprentissage de nouvelles compétences motrices peut demander davantage de répétitions. Cela ne signifie pas que l’enfant oublie tout chaque matin : l’apprentissage peut simplement être plus lent, moins efficace ou plus variable.

Enfin, certains enfants commencent à éviter les activités qui les mettent en difficulté. Ils peuvent dire qu’ils n’aiment pas le dessin, les jeux de ballon ou certains bricolages. Cet évitement ne prouve pas un TDC : il faut comprendre ce qui rend réellement l’activité difficile.

Vous habitez Tubize ou les environs ?
Lorsque les difficultés motrices s’accompagnent de difficultés de langage, en lecture, en orthographe, en mathématiques ou dans d’autres domaines relevant de la logopédie, Maxime Trésinie, logopède à Tubize, peut évaluer ces compétences et collaborer avec les professionnels concernés par l’évaluation motrice.

Pourquoi les difficultés sont-elles parfois plus visibles à l’école ?

L’école augmente énormément les contraintes : travailler dans un temps limité, manipuler le matériel, recopier, découper, ranger ses affaires tout en écoutant une consigne ou suivre le rythme du groupe.

Une compétence qui paraît acceptable dans un environnement calme peut devenir beaucoup plus coûteuse quand l’enfant doit gérer simultanément plusieurs informations. Des recherches montrent d’ailleurs que certaines situations de double tâche peuvent davantage affecter les performances des enfants avec un TDC, sans pour autant autoriser à dire qu’ils sont incapables d'être « multitâche ».

Cette charge supplémentaire peut également expliquer de la fatigue, de la lenteur ou de l’évitement. Il est alors utile de distinguer « ne veut pas faire » de « peut le faire mais au prix d’un effort très important ».

Et les jalons du bébé ?

Certains jalons moteurs servent au suivi général du développement. Par exemple, la tenue stable de la tête vers 4 mois ou la marche autonome parmi les compétences observées autour de 18 mois sont des repères à observer.

Ils ne sont cependant pas des tests de dyspraxie.

Un retard marqué, une perte d’acquis, une asymétrie importante, une faiblesse ou toute autre inquiétude concernant le développement global justifient d’en parler au médecin ou au pédiatre. La question est alors beaucoup plus large qu’un éventuel TDC.

Quand devient-il pertinent de demander un avis ?

Une consultation est particulièrement pertinente lorsque plusieurs difficultés sont persistantes, nettement importantes pour l’âge et gênent réellement l’enfant à la maison, à l’école, dans ses loisirs ou dans son autonomie.

Avant le rendez-vous, les parents peuvent noter quelques situations concrètes : ce qui est difficile, depuis quand, ce qui a déjà été essayé, ce que l’école observe et les activités que l’enfant évite.

Ces informations sont souvent plus utiles qu’une longue checklist de symptômes.

 

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