Votre enfant vient d’entrer en 1e primaire et les mathématiques semblent lui demander beaucoup d’effort ? Il recompte souvent, hésite devant certains nombres, utilise ses doigts pour calculer ou semble comprendre une notion un jour puis l’oublier le lendemain ?
Ces observations peuvent naturellement questionner les parents.
Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de parler de dyscalculie (ou appelé dans la littérature scientifique trouble spécifique des apprentissages en mathématiques).
Le terme dyscalculie reste couramment utilisé pour désigner des difficultés importantes et persistantes survenues pendant la période de l'enfance dans l’apprentissage des mathématiques. Il s'agit de difficultés touchant le sens du nombre, la base 10, la lecture et l'écriture de nombres, les calculs, les problèmes et/ou le raisonnement mathématique.
En début de primaire, l’objectif n’est donc pas de rechercher quelques « symptômes » permettant aux parents de poser eux-mêmes un diagnostic. Il est plus utile d’observer comment l’enfant apprend, quelles stratégies il utilise, comment ses difficultés évoluent et quel retentissement elles ont sur ses apprentissages.
Avant de s’inquiéter d’une compétence, il faut vérifier qu’elle fait réellement partie des apprentissages travaillés à ce niveau.
En Fédération Wallonie-Bruxelles, le référentiel de mathématiques prévoit notamment qu’en P1 les élèves associent les nombres jusqu’à 39 à leur écriture en chiffres et comptent jusque-là.
En parallèle, une grande partie du travail approfondi sur le nombre porte sur les nombres jusqu’à 20 : les lire, les écrire, les représenter, dénombrer des collections, décomposer et recomposer des nombres, comparer, ordonner et situer ces nombres. Les calculs concernent l’addition et la soustraction jusqu’à 20.
Les nombres jusqu’à 100 sont développés en P2. Les doubles jusqu’à 20 apparaissent également dans les automatismes de P2. Il serait donc incorrect d’utiliser ces compétences en fin de P1.
Un enfant peut savoir réciter :
« un, deux, trois, quatre, cinq, six … »
sans pour autant dénombrer facilement six objets.
Compter et déterminer la quantité d’une collection ne mobilisent pas les mêmes compétences.
Prenons un exemple.
Lina, 6 ans, récite facilement les nombres jusqu’à 30. Lorsqu’on lui demande de préparer six jetons, elle pointe les objets mais perd régulièrement la correspondance entre son pointage et les mots-nombres. Elle recompte plusieurs fois et n’est parfois plus certaine de la quantité.
Cela ne signifie pas d'office que Lina présente une dyscalculie.
Cette observation indique qu'il est intéressant de consulter un logopède si vous observez des difficultés de dénombrement (ex : dire combien de marqueurs il y a dans son plumier) chez un enfant, ou encore des difficultés à compter à partir d'un nombre (ex : compte à partir de 5), soit jusqu'à un nombre (ex : compte jusque 15).
Le professionnel peut notamment observer :
Certains enfants semblent réciter les nombres sans avoir encore construit suffisamment les relations entre eux.
On peut alors observer des difficultés pour :
En P1, ces apprentissages se construisent progressivement. Une erreur ponctuelle est donc attendue.
Ce qui inquiète davantage en fin de P1, ce sont des difficultés à faire des petits calculs, comparer jusque 20 ainsi que lire et écrire des nombres jusque 10.
Non. Utiliser ses doigts n’est pas en soi un signe de dyscalculie.
Les doigts peuvent fournir une représentation concrète des quantités et soutenir certaines stratégies de calcul.
Un enseignement intégrant explicitement des stratégies avec les doigts peut améliorer les performances en addition et en soustraction. Des enfants ont donc plus facile à calculer avec leurs doigts.
Le point intéressant est plutôt la stratégie utilisée.
Par exemple :
C’est donc l’efficacité, la flexibilité et l’évolution de la stratégie qui donnent des informations, et non la simple présence des doigts.
Vous habitez Tubize ou les environs de Hal et Braine-l'Alleud ?
Si votre enfant rencontre des difficultés persistantes en numération, enen dénombrement, calcul ou en résolution de problèmes, Maxime Trésinie, logopède à Tubize, peut examiner les compétences concernées afin de déterminer si un bilan logopédique paraît pertinent.
Une inversion ne constitue pas d'office un signe de dyscalculie.
Une erreur de type 38/83 peut apparaître au cours de l’apprentissage. Si elle se répète longtemps ou apparaît dans de nombreuses situations, elle peut cependant apporter des informations sur le fonctionnement de l’enfant.
Le professionnel cherchera alors à comprendre :
L’objectif est donc moins de compter les inversions que de comprendre la procédure qui conduit à l’erreur.
Cette question revient souvent.
Les mathématiques ne reposent pas uniquement sur une « capacité à calculer ».
Une tâche peut mobiliser simultanément :
La contribution de ces différentes compétences varie selon le type d’activité. La compréhension langagière est par exemple particulièrement importante dans la résolution de problèmes verbaux.
Cela peut expliquer pourquoi un enfant réussit une opération présentée seule mais éprouve beaucoup plus de difficultés lorsqu’elle apparaît à l’intérieur d’un problème.
Les difficultés mathématiques et l’anxiété mathématique sont effectivement associées.
Cela ne permet cependant pas d’écrire qu’un enfant ayant une dyscalculie développera une phobie scolaire, décrochera ou connaîtra un épisode dépressif.
L’objectif est plus simplement de prendre au sérieux ce que l’enfant ressent et de préserver autant que possible son engagement dans les apprentissages.
Plutôt qu’un symptôme précis, plusieurs dimensions sont importantes :
Le DSM-5 insiste sur des difficultés persistantes malgré des aides ciblées, associées à un retentissement significatif et non mieux expliquées par d’autres facteurs.
Cela ne signifie pas qu’il faut attendre passivement avant de demander conseil.
Les aides pédagogiques peuvent commencer dès qu’un besoin apparaît.
Chez Maxime Trésinie à Tubize, l'évaluation et la prise en charge spécialisée de la dyscalculie suivent un protocole rigoureux adapté aux besoins spécifiques de chaque enfant. Son approche pluridisciplinaire permet d'identifier précisément les difficultés et de proposer une rééducation personnalisée. Spécialisé dans les troubles DYS, ce logopède conventionné accompagne enfants et parents tout au long du parcours, de l'évaluation initiale au suivi thérapeutique, avec des exercices adaptés à pratiquer également à domicile. Si vous observez des signes persistants de difficultés mathématiques chez votre enfant scolarisé dans la région de Tubize, Braine-l'Alleud ou Hal, n'hésitez pas à prendre contact pour une première évaluation qui permettra d'éclaircir la situation et d'envisager sereinement les solutions adaptées.